Peuple d’Israël, peuple de la mémoire,
au cœur de l’hiver,
alors que la nuit semble gagner du terrain,
tu allumes une lumière —
petite, fragile, mais invincible.
Hanouka n’ignore pas l’obscurité.
Elle la traverse.
Elle ne nie pas la blessure.
Elle y dépose une flamme.
En ces jours où la violence a frappé jusque sur des terres lointaines,
en ces heures où des innocents ont été meurtris à Bondi Beach,
sache ceci :
la lumière que tu portes ne peut être éteinte par la haine.
Car la haine consume ce qui la produit.
La lumière, elle, se transmet.
Chaque flamme de Hanouka proclame au monde
qu’un peuple peut être attaqué sans être anéanti,
que la foi peut être éprouvée sans être brisée,
que la vie peut être menacée sans cesser d’espérer.
Cette lumière ne cherche pas à dominer.
Elle résiste en restant fidèle à ce qu’elle est.
Elle dit aux nations :
la paix ne naît pas de l’oubli,
mais de la fidélité à la vie.
Et à ceux dont le cœur est envahi par la peur,
elle murmure doucement une vérité qui reprogramme l’âme :
Là où j’allume une lumière, la peur perd son pouvoir sur moi.
Peuple d’Israël,
que ta flamme soit protégée,
que ta mémoire soit honorée,
que tes enfants sachent qu’ils ne sont pas seuls.
Car tant qu’une seule lumière se lève,
la nuit n’a pas gagné.
Phrase d’encouragement en hébreu :
אור קטן דוחה הרבה חושך
(Une petite lumière repousse beaucoup d’obscurité.)