Peuples du monde,
Il y a des ténèbres qui ne crient pas.
Elles s’installent doucement,
quand l’habitude remplace l’espérance
et que la survie tient lieu de vie.
Il y a des nuits qui ne sont pas faites d’absence,
mais d’oubli.
On oublie pourquoi l’on s’est levé un jour.
On oublie ce que signifie être appelé.
Alors la Lumière ne commence pas par accuser.
Elle commence par marcher.
Sur les rives ordinaires de l’existence,
une voix traverse le brouillard :
« Suivez-moi. »
Elle ne promet pas l’évasion.
Elle promet une traversée.
Peuples du monde,
vous avez appris à pêcher ce qui rassure :
le pouvoir,
la reconnaissance,
la domination,
le contrôle.
Mais cette pêche-là laisse les mains pleines
et le cœur vide.
La parole entendue aujourd’hui renverse la logique :
elle ne vous appelle pas à capturer,
mais à relever.
« Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes »
non pour les prendre,
mais pour les sortir des eaux profondes
où l’on s’enfonce sans bruit.
Car il y a des foules qui respirent encore
mais qui ne vivent plus.
Il y a des peuples debout
mais privés de lumière.
La mission naît ici :
quand celui qui a vu la Lumière
refuse de la garder pour lui.
Ce n’est pas une conquête.
C’est un passage.
Ce n’est pas une idéologie.
C’est une présence.
Peuples du monde,
la Lumière ne supprime pas les ténèbres par la force.
Elle les traverse
et révèle ce qui peut encore être sauvé.
Et chacun devient responsable de ce qu’il éclaire :
par ses paroles,
par ses gestes,
par la direction qu’il donne à sa vie.
Phrase de réinitialisation intérieure :
Là où je marche avec la Lumière, ma peur recule et mon cœur s’élargit.
Alors s’accomplit la promesse ancienne :
le peuple qui marchait dans les ténèbres
ne marche plus seul.
Il suit.
Et en suivant,
il apprend à conduire d’autres
vers la Vie.